La série Chainsaw Man a mis longtemps à trouver son rythme, mais depuis les premiers tomes, elle s’est imposée comme un ovni du shōnen : un mélange de violence brute, d’humour absurde, d’émotion crue et d’idées folles. Dans cette critique du tome 9, nous allons plonger ensemble dans ce volume charnière, qui marque un point de bascule dans la saga. Si jusqu’à maintenant on suivait les aventures chaotiques mais presque « classiques » de Denji, hybride homme-tronçonneuse, de ses copains de la section spéciale et de ses affrontements contre les démons, ce neuvième tome nous surprend : enjeux renouvelés, personnages mis à mal, révélations perturbantes. Pour nous, lecteurs, c’est un peu comme si l’auteur décidait : « ok, on change de terrain de jeu ».
Le tome 9 de Chainsaw Man vu par Le Palais des Geeks

Ce que nous aimons dans ce tome, c’est que Tatsuki Fujimoto ne nous ménage pas. Il ne se contente pas de monter en puissance dans l’action, il bouscule aussi les émotions, les certitudes, les rapports entre personnages de Chainsaw Man. On passe d’un registre «chasseur de démons» un peu fun à quelque chose de beaucoup plus sombre, instable, parfois douloureux. Le lecteur que vous êtes ne ressort pas indemne. On ressent les dégâts collatéraux, la fatigue psychologique, la peur, la culpabilité. Tout cela avec toujours ce style graphique qui défonce les barrières (au propre comme au figuré) : violence viscérale, scènes tendues, mais aussi moments plus silencieux qui pèsent. Le tome 9 n’est pas juste un volume de transition ou de remplissage : il installe un nouveau cap, et on sent qu’on ne reviendra pas en arrière.
De plus, l’auteur joue avec nos attentes : ce que l’on croyait acquis vole en éclats, des personnages auxquels on s’était attaché vacillent ou disparaissent, des alliances basculent. Cette instabilité, cette tension permanente, fait que ce tome-ci se lit la gorge nouée. On rit, on sursaute, on est choqué, on est ému. Bref : tout ce que l’on attend d’un bon «pivot» dans une saga. Et pour nous, au Palais des Geeks, c’est l’un de ces volumes qui donne envie de relire les précédents d’un regard nouveau, et d’attendre la suite avec impatience.
Synopsis du tome 9
Dans ce volume, après l’énorme déflagration du combat précédent et ses conséquences (voir fin du tome 8), la 4e Section Spéciale de la Sécurité Publique tente de reprendre ses esprits. Power est traumatisée par l’affrontement avec le Démon‑Ténèbres et ses visions persistantes la hantent, obligeant Aki Hayakawa et Denji à veiller constamment sur elle. Pendant ce temps, de nouveaux enjeux émergent : l’apparition enfin officielle du Démon‑Flingue, redoutable antagoniste dont on avait entendu parler, se profile à l’horizon.
Le récit met aussi en lumière la mystérieuse Makima : on en apprend davantage sur ses desseins, sa manière de manipuler, comment elle tient en main (ou croit tenir) sa section. Les personnages sont mis à rude épreuve : Aki en particulier vacille – la vengeance qu’il poursuivait depuis tant de temps se heurte à des vérités trop lourdes. Et bien sûr, tout converge vers un affrontement cataclysmique, qui laisse derrière lui une forme de vide… Le monde de Denji ne sera plus jamais le même.
Critique du tome 9 de Chainsaw Man

Le tome 9 suscite des réactions très fortes chez les lecteurs, et pour de bonnes raisons. Sur les forums francophones comme Booknode, on lit : « Dans ce 9ème tome, on rencontre enfin le démon‐flingue. On en apprend également un peu plus sur Makima. … Mais, on est également confronté à la disparition d’un personnage auquel on s’est attaché dès le début : Aki possédé par le démon‐flingue et tué par Denji. » ou encore « Mon cœur est en miettes 🙁 ». Ces phrases témoignent d’un mélange de choc, d’attachement et de tristesse. La mort ou la chute de personnages importants marque les esprits. Du côté anglophone, on est sur la même longueur d’onde, voire plus cru.
Les lecteurs se montrent particulièrement marqués par ce tome 9 et les discussions en ligne témoignent d’un impact émotionnel rare. Beaucoup évoquent une lecture éprouvante où la tension dramatique et la brutalité des événements laissent une véritable empreinte. Parmi les retours les plus récurrents, on retrouve l’idée que ce volume parvient à mêler intensité narrative et puissance visuelle de manière remarquable, comme si chaque scène avait été pensée pour frapper juste.
Les critiques mettent également en avant la maîtrise de Fujimoto dans sa manière de mettre en scène l’action, les émotions et la violence : un mélange singulier qui donne au tome une identité très forte. De leur côté, les retours francophones soulignent que l’histoire ne se contente pas de multiplier les combats : elle s’attarde aussi sur les séquelles psychologiques laissées chez les personnages, notamment Power, encore profondément marquée par les événements récents. En somme, ce tome 9 se distingue autant par son intensité que par la profondeur de ses thématiques, et cela explique pourquoi il suscite une telle vague de réactions partout où l’on en parle.
Points positifs relevés par la communauté :
- Le changement de tonalité : moins de «jobs de chasseurs de démons» classiques, plus de tension humaine, de manipulation, de drame.
- Les révélations autour de Makima, des enjeux globaux qui s’élargissent.
- La scène finale, très marquante pour beaucoup de lecteurs.
Points négatifs ou en tout cas plus ambivalents :
- Certains lecteurs peuvent trouver la densité émotionnelle trop lourde ou l’ambiance trop sombre.
- La disparition ou la transformation de personnages aime/vus comme «ancrage» peut déstabiliser.
- Le rythme est parfois jugé moins «léger» que les tomes précédents, ce qui peut surprendre.
L’avis du Palais des Geeks

Chez Le Palais des Geeks, nous avons pris un grand plaisir à plonger dans ce tome 9. Voici notre retour, sincère et sans filtre.
Ce qu’on adore
D’abord, bravo à Fujimoto pour son sens du timing et de la rupture. Le passage entre la «phase calme après le carnage» et le renversement brutal d’alliances est superbement géré. On ressent vraiment que les personnages «payent» les événements, et cela rend l’ensemble encore plus crédible (pour un manga aussi barré). Nous avons aussi apprécié que ce ne soit plus simplement «Denji va chasser un démon puis revenir au bercail». Non : on ressent les dommages, les traumatismes, les doutes. On est dans un univers qui mutile, qui transforme, qui fait grandir – ou qui brise. Power, notamment, est un personnage dont l’évolution nous touche particulièrement. Aki aussi : sa trajectoire devient tragique, et cela oblige le lecteur à redéfinir ses attentes.
Graphiquement, ce tome ne déçoit pas : l’intensité visuelle, les cadrages, la gestion du blanc des cases, l’impact des combats et des silences. C’est du gros travail de style, qui sert le récit. Ça pète, ça hurle, ça réfléchit aussi. Enfin, la montée en tension vers le démon-flingue et l’élargissement du champ des enjeux donnent à cette saga un souffle nouveau. On a l’impression que la suite va être peaufinée pour le grand chamboulement.
Ce qu’on pourrait reprocher
Cependant, même si ce tome marque un cap, il peut laisser certains lecteurs sur le carreau. Ceux qui venaient pour une approche plus simple/adrénaline pure peuvent être déstabilisés par le virage émotionnel. Le fait que des personnages changent profondémen ou disparaissent, peut désorienter. De plus, l’ombre de Makima devient très lourde et pourrait apparaître pour certains comme trop «manipulatrice de l’ombre» sans suffisamment d’explication pour l’instant (même si cette part de mystère est assumée). Enfin, le fait que l’on sente une «pause» dans le schéma chasse-démon-victoire peut frustrer ceux qui souhaitaient encore du spectacle pur. Ici, le spectacle est là, mais il est plus ambivalent, plus mélangé à la douleur.
Notre verdict
Nous donnons à ce tome 9 une note très forte dans la série. Il confirme que Chainsaw Man n’est pas juste un manga d’action gore, mais une œuvre qui sait s’aventurer vers des zones plus sombres, plus humaines. Si vous êtes déjà fan de la série, ce volume est un must-read : il vous prendra aux tripes, et après sa lecture, vous ne la verrez plus de la même façon. Si vous hésitez encore, sachez qu’il marque le passage à un «autre niveau». Pour résumer en une phrase : ce tome 9 est à la fois un crescendo et un tournant. Il annonce que le jeu change, il vous forge pour la suite, et il vous attrape par surprise. Nous attendons de vous parler de la suite avec impatience… et un peu de crainte. Car après ça, la tranquillité est finie.









